Effet d’annonce ? Guerre de communication des équipementiers et des fédérations de football sur une Coupe du monde verte ? En écho à une Coupe du monde jugée 9 fois plus polluante (2,8 millions de tonnes de co2) comparée à l’édition 2006 en Allemagne, plus de la moitié des équipes nationales sélectionnées ont fait savoir qu’elles s’engageaient à réduire leurs émissions de co2. Pour cette 19ème édition, la FIFA a-t-elle oublié que l’Afrique du Sud se situait en plein hémisphère sud ?

L'équipe nationale du Japon et sa fédération qui se sont engagés à compenser leurs émissions de co2 (crédit photo : AFP).
La fièvre du football et émissions de co2
L’Afrique du Sud organise " La " compétition sportive la plus médiatique ! Une première pour le continent africain qui réjouit les amoureux du ballon rond. Mais sur le terrain développement durable, l’événement planétaire est vendu comme le plus polluant de toutes les éditions. Le choix par la FIFA de l’organisation de la grande messe du football à l’extrémité australe du continent africain laisse à penser que les questions environnementales passent clairement au second plan. Le sport business, c’est " chic " ! Ainsi, les nombreux déplacements en avion des équipes et des supporters pour rejoindre l’Afrique du Sud seraient responsables d’ 1,9 million de tonnes de co2 dégagées dans l’atmosphère. Argentine, Brésil, Cameroun, Chili, Côte d'Ivoire, Angleterre, Grèce, Italie, Japon, République de Corée, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nigéria, Serbie, Etats-Unis, Uruguay et Afrique du Sud ont annoncé leur volonté de compenser leurs émissions de co2.
Quel engagement des équipes nationales ?
Coupe du monde 2010 : un impact carbone 9 fois plus important comparé à celle de 2006 en Allemagne. Le chiffre fait froid dans le dos. Selon le département sud-africain de l’environnement et du tourisme, la " grande fête fraternelle " du football dégagerait l’équivalent de 2,8 millions de tonnes de co2. Alors forcément, les belles intentions écolos des fédérations et des équipementiers paraissent bien maigres face aux enjeux environnementaux d’une compétition comme la Coupe du monde. Entre autre, on pourra citer les mesures vertes du département de l’écologie en Afrique du Sud : projet de lampadaires publics et de feux de circulation moins gourmands en énergie, " passeport vert " pour encourager les touristes à voyager de manière éthique dans le pays. Bref, des initiatives salutaires mais au final bien loin des réalités carbones de l’événement…
Dans la boite à idée " durable " en pleine Coupe du monde de football, pourquoi ne pas fabriquer des vuvuzelas en carton recyclable ? Une occasion en tout cas originale de réaliser un écogeste entre amis, sans casser les oreilles de vos voisins. A bon entendeur…
- Le sujet des équipementiers et de l'impact carbone vous intéressent ?
Alors venez retrouver l'article de la rédaction : " Coupe du monde 2010 : Puma s'engage à réduire son empreinte carbone ".
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l'exploit de 2006 en Allemagne semble loin derrière et difficile à reproduire pour l'Afrique du Sud. Pourtant, l'Allemagne a démontré qu'il est possible d'associer événement à dimension internationale et écologie!! J'espère que la prochaine coupe élèvera le niveau...