Corrida, ours, requin-guitare, les animaux se rebiffent !

 



Vous en rêviez ? Alors ne cherchez plus, c’est l’heure de l’autre regard sur le développement durable. Les tops avec l'interdiction de la corrida par le Parlement catalan et les flops de la fin de la réinroduction de l'ours dans les Pyrénées, sans oublier l’éco-geste insolite cette semaine avec le requin-guitare, c’est maintenant avec la revue d’actualité décalée de Mister durable… Christophe Baudouin.

 

 

 

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Le torero espagnol Jose Tomas dans une arène de Barcelone le 17 juin 2007 (crédit photo : AFP / Cesar Rangel).

 

 

 

Un peu moins de 10 ans après l’archipel des Canaries, la Catalogne donne le coup de grâce à la tauromachie ! Et c’est le top de la semaine. Le Parlement catalan a voté l’ interdiction de la corrida à compter de 2012 ! Un jour historique pour les militants de la cause animale. Une atteinte à la liberté pour l’ancien torero Manolo…


Mais derrière la liesse des anti corridas se cacherait en fait une mesure politique. Parce que tous les moyens sont bons pour l’autonomie catalane de se démarquer du pouvoir central. Bref, un vote identitaire loin des revendications sur le droit des animaux. Car la tauromachie est un symbole culturel en Espagne. Je dirais même plus, un emblème ! 


La corrida pour les aficionados, c’est un art, une relation particulière entre le torero, le public et l’animal. Pour les anti-corridas, la vision est diamétralement opposée : c’est un spectacle barbare.


Alors forcément, l’icône de la cause animale en France exulte. Brigitte Bardot a félicité " une victoire de la dignité sur la cruauté. La corrida est d’un sadisme incroyable, nous n’en sommes plus aux jeux du cirque et il faut mettre un terme immédiat à cette torture animale ".

 

 

  • Et si le vote catalan faisait boule de neige en France ?


C’est en tout cas ce qu’espère B.B qui a écrit à Jean-François Copé pour faire la peau à la corrida dans le midi. Et pendant ce temps là, dans les Pyrénées, ce sont les anti ours qui font la fiesta. Et c’est le flop de la semaine ! Voilà la fin annoncée du lâcher d’ours brun dans le sud-ouest de la France. Fini la réintroduction des « nounours » slovènes au pays du Béarn.

 

 

 

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Un ours de souche européenne se déplace dans le parc animalier des Angles dans les Pyrénées-Orientales (crédit photo : AFP / Georges Gobet). 

 

 

 

Désormais, " Seuls les ours tués ou morts accidentellement seront remplacés ". C’est que pour la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, la reproduction naturelle du plantigrade est une façon de jouer la carte de l’apaisement.


Car la lutte contre l’extinction de l’espèce dans le massif est un sujet qui fâche. Entre le camp des écologistes et des bergers, c’est un peu : je t’aime moi non plus ! " On ferait mieux de financer la réintroduction de l'homme dans les Pyrénées ", un exemple de boutade que l’on pouvait entendre d’un manifestant anti ours ! (Reuters).


Actuellement 19 ours vivent dans le massif. Trop peu pour les associations. Bien assez pour les éleveurs qui pestent contre les attaques meurtrières de ces gros mammifères contre leur troupeau. Un vrai dialogue de sourd on vous dit.
 
Enfin, l’éco-geste cette semaine pour 1 monde meilleur : pourquoi ne pas signer la pétition du collectif d’internautes réunionnais pour libérer le requin-guitare ? L’enjeu n’est pas de convaincre le comité de l’Unesco de la richesse des fonds marins de La Réunion ; récemment classée au Patrimoine mondial de l’humanité.

 

 

Le requin-guitare en captivité, c'est l'attraction de l'aquarium Saint Gilles de La Réunion !

 

 

 

 


Je m’explique. Ce spécimen assez rare, le Rhynchobatus djiddensis, a été attrapé dans les filets de pêche au large de la baie de Saint-Paul de l’île de La Réunion. Menacé d’une mort certaine, le requin-guitare appelé aussi poisson guitare ou raie-guitare a finalement été vendu à l’aquarium Saint-Gilles.


Très vite, ce drôle de pensionnaire de l’aquarium aux nageoires en forme d’ailes et à la tête aplatie devient une véritable attraction pour les touristes. Le buzz du requin-guitare « emprisonné » est lancé.

 

 

" Libérons le requin-guitare ", c'est l'appel d'un internaute pour mettre fin à la captivité du poisson-guitare

 

 

 

 

Dans la foulée, un comité de soutien est lancé sur Facebook. Et vous savez quoi ? Une chanson a même été composée pour défendre la cause du poisson-guitare. Le titre n’est pas très original, mais assez efficace : « libérons le requin-guitare » !

 

 

 

Publié par Christophe Baudouin
le samedi 7 Aout 2010

 



 
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samedi 7 Aout 2010 à 23:19 Par finette
 

Mise à part ma boutade de ce matin sur le foot, je suis complètement d'accord avec Nadia et Siff et j'irais même plus loin: l'humanité ne se sauvera que lorsqu'elle aura accepté de n'être qu'un élément de la nature, élément admirable au même titre que tous les autres êtres vivants, ce qui ne lui donne aucunement le droit de la dominer, de la soumettre, de l'exploiter à son seul profit au risque de se perdre elle-même. C'est là que notre intelligence tant vantée devient responsable.

samedi 7 Aout 2010 à 23:07 Par trotinette
 

laissez les gens aimer ce q'ils veulent!
nous n'obligeons personne à assister à une corrida,
les arènes sont pleines à chaque feria,donc soyez
tolérants.

samedi 7 Aout 2010 à 16:29 Par Siff
 

Je remercie Nadia d'avoir si bien exprimé ce que beaucoup de personnes et moi-même ressentent...

samedi 7 Aout 2010 à 13:29 Par Nadia
 

Bravo pour la victoire des anti-corridas qui permettent enfin la disparition d'une tradition indigne qui interroge l'humanité toujours à venir de l'humain. En ce qui concerne la liberté, c'est un faux problème car il ne peut y avoir de liberté sans éthique au risque sinon du pire, la non reconnaissance de l'autre souffrant et de son droit de ne pas subir de mauvais traitements. Par ailleurs, le déni du droit à l'existence pour les autres vivants entraîne l'humanité dans la voie des génocides et la conservation de spécimen dans les aquariums et les zoos ne permettra sans doute pas au génie de l'évolution de préserver une biodiversité libre, riche et créatrice, facteur essentiel de vie. Personnellement, j'ai été très affectée par la mort de Cannelle, l'ourse des Pyrénées tuée par un chasseur alors qu'elle était avec ses petits normalement individu d'une espèce protégée dans un lieu où sa tranquillité aurait dû être respectée. Je crois qu'il ne faut pas opposer l'homme et l'animal sauvage, les deux pouvant coexister. La désertification humaine des Pyrénées semble bien coïncider avec la disparition des ours, le retour au pastoralisme avec ses bergers et leurs chiens pourraient favoriser à la fois l'humain et la présence des ours. Pourrons nous encore vivre quand on sera seul face à nous même et à une prédation qui ne trouvera plus qu'un défouloir dans les luttes fratricides ? Faire la paix avec les autres vivants ne serait-ce pas un chemin vers un avenir meilleur pour les hommes ?

samedi 7 Aout 2010 à 10:31 Par finette
 

Quand B.B. écrit "nous n'en sommes plus aux jeux du cirque", on se demande si elle a jamais assisté à un match de foot dans un grand stade. Il est vrai que les humains sont responsables. Ah?

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