Sur le ring de la lutte contre le
réchauffement climatique Nicolas Sarkozy vient de marquer des points. A New York, devant l’
Assemblée des Nations Unis, une douzaine de minutes lui a suffit pour faire oublier la décevante, mais attendue, intervention du président
américain.
«
Nous sommes sur la voie de l’échec si nous continuons ainsi. Ce n’est pas la peine d’être hypocrite, ce n’est pas la peine de poursuivre ces jeux diplomatiques, ce n’est pas la peine de prononcer des discours grandiloquents ». L’Assemblée applaudie. C’est la première fois qu’un chef d’Etat du G20 se montre aussi franc et ferme sur la question environnementale.
Pas un mot sur les Etats-Unis Le président de la République salue les dispositions nouvelles prises par le gouvernement japonais (réduction de 15% des
émissions de CO2 d’ici à 2020) et l’engagement de la Chine, pourtant plus grosse productrice de
gaz à effets de serre. En revanche, pas un mot sur les Etats-Unis.
Un oubli de toute évidence volontaire et une menace : «
Soit on y va tous ensemble, soit on n’y va pas et dans ce cas, on sera obligé de créer une taxe carbone aux frontières de l’Europe ».
Propositions et accompagnement des pays les plus faibles Contrairement à son homologue américain, Nicolas Sarkozy précise et propose la création d’une
organisation mondiale de l’environnement chargée de faire appliquer les futures décisions prises à Copenhague. Il suggère également de
réunir mi-novembre les pays dont les économies concentrent 80% des
émissions de CO2 pour préparer la
conférence danoise. «
Copenhague ne doit pas être un échec ».
Sarkozy ajoute que «
les pays les plus faibles n’auront pas à choisir entre le chômage et l’environnement ». L’Union Européenne a évalué Ã
100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 l'aide nécessaire pour les Etats en développement. «
La France est prête à assumer sa part ». L’
Afrique en serait la première bénéficiaire.
Obama, prisonnier de la crise De son côté, certes Barack Obama souligne l’urgence de la situation et l’intention de son pays de s’impliquer dans cette course contre la montre, mais rien de clairement défini.
Pas un chiffre, pas une proposition nouvelle. De simples rappels : abaisser les émissions de
gaz à effets de serre de 17% d’ici à 2020, supprimer les subventions publiques aux carburants provenant des énergies fossiles, développer les
énergies propres.
Pouvait-il faire mieux ? Certainement pas. Englué dans la crise financière, la réforme de l’assurance maladie et le refus des élus américains d’appuyer pour l’instant une loi sur le climat. Barack Obama s’est contenté de faire bonne figure.
A l’applaudimètre, le président Sarkozy l’emporte sur un Barak Obama qui s’en sort avec un beau discours, comme toujours, mais cette fois sans les honneurs. « Le temps n’est pas notre allié mais notre juge. Il faut prendre nos responsabilités non pas dans les discours mais dans les faits », conclue Nicolas Sarkozy. Il lui reste moins de 100 jours pour passer à l’acte.
Delphine pour Durable.com
Liens :
Vidéo du discours (extrait) de Barack Obama lors du Sommet sur les changements climatiques de l'ONU :
Si ces Présidents voulaient montrer l'exemple, ce serait un début? Jusqu'à preuve du contraire, toutes les restrictions, les taxes, sont à l'encontrent des peuples, mais les Présidents ne sont pas mis à contribution? Je ne pense pas que Sarkosy se soit rendu au G20 en Mongolfière et avec un seul avion?
« le carbone crée un trou dans la couche d'ozone ».. les gaz à effet de serre « font le trou dans la couche d'ozone ». @sarkozy http://www.rue89.com/2009/09/24/sarkozy-se-plante-encore-sur-le-trou-dans-la-couche-dozone?page=3 :)
@ eric33. Effectivement... Discours prononcé le 22 septembre. Mélange des pinceaux le 23 septembre. Le chemin est encore long.
Paroles d'une chanson:
Si tous les gars du monde se donnaient la main,"pour sauver la planète TERRE".
Une fan de la planète Terre.