Alors que les négociations sur le climat ont repris lundi 31 mai à Bonn, Christiana Figueres fixe déjà les objectifs du prochain sommet international sur le climat, Mexico 2010, à Cancun. Le 17 mai dernier, la costaricaine a été nommé à la tête de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC). Elle remplacera le Néerlandais Yvo de Boer à partir du 1er juillet. La nouvelle « Madame Climat » représente pour beaucoup un nouvel espoir après l’échec de Copenhague en décembre dernier.

Les négociations sur le climat ont débuté ce lundi 31 mai jusqu'au 11 juin à Bonn (Crédits : AFP).
- Après les intentions place à l’action
Christiana Figueres vient d’être nommée à la tête des négociations sur le climat. Elle est la nouvelle représentante de l’ONU pour les questions de climat et entrera en fonctions à compter du 1er juillet.
Les négociations climatiques ont repris à Bonn pour 10 jours, Mme Figueres pose alors les objectifs. Christiana Figueres avait déclarer à l’issue de sa nommination être déterminée à « passer des promesses et des bonnes intentions aux actions concrètes pour affronter les effets du changement climatique » (AFP). A présent, il faut joindre les actes aux discours.
- Créer un climat de confiance
Premier constat, la costaricaine refuse de parler d'échec à propos de la conférence de Copenhague. Mme Figueres reconnaît que l'absence d'accord est dramatique pour les petits Etats insulaires et les pays africains, mais insiste sur l’importance de l’étape danoise. « La lenteur des négociations sur le changement climatique est irresponsable », a déclaré Christiana Figueres (AFP). Des mots forts pour relancer le processus de négociations.
Dans un contexte de tensions persistantes entre le Nord et le Sud, le choix d’une diplomate originaire d’un pays en développement à la tête des négociations devrait recréer la confiance entre nations riches et pauvres.
La costaricaine mise le début de son action sur le rétablissement de la confiance. L’objectif des négociations reste le même, mais le calendrier bouge : parvenir à un accord global courant 2011 pour succéder au protocole de Kyoto, qui expire en janvier 2013.