Les pays devaient s’engager dès

Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre sur le changement climatique de l'ONU, lors du sommet de Copenhague le 15 décembre 2009. (Crédits : Delphine Rigaud - Durable.com)
- Engagement de réduction de GES : qui est concerné ?
75 pays dont une quarantaine de pays industrialisés et une trentaine de pays en développement. Même si ce groupe de pays représente plus de 80% des émissions mondiales de GES, la somme des objectifs reste insuffisante pour limiter la hausse du thermomètre mondial à 2 degrés Celsius. Dans une interview accordée au journal Le Monde
- Un engagement soutenu
Une annonce qui n’est pas une surprise puisqu’au delà des actions, ces engagements nationaux des plus grands pollueurs étaient déjà connus. Au total, 111 pays (sur les 195 signataires de la Convention-cadre) ont déclaré soutenir la déclaration de Copenhague, dont la Chine et les Etats-Unis, principaux émetteurs de gaz à effet de serre de la planète.
Cet objectif de 2 degrés comme augmentation maximum de la température terrestre avait été négocié à l’arraché par une vingtaine de chefs d’Etats dans les dernières heures du sommet de Copenhague en décembre dernier. Le texte, non adopté mais dont l’ONU avait pris note, restait cependant très évasif sur les moyens d’y parvenir.
- Prochain étape… Cancun.
Le rendez vous en fin d’année de Cancun au Mexique est très attendu dans le processus de négociation sur le climat de l’ONU. Il doit permettre une « accélération significative » des efforts pour limiter la croissance des émissions de GES mais aussi pour se préparer « aux impacts inévitables » selon Yvo de Boer, qui doit quitter son poste en juillet prochain. En attendant, la déclaration de Copenhague prévoit une aide pour les plus vulnérables de 30 milliards de dollars sur les trois prochaines années (2010 à 2012), puis une montée en puissance pour arriver à 100 milliards de dollars d'ici à 2020.
Enfin de bonnes résolutions mais jusqu'à quand ?