Le 24/12/2009 - Par Florian Martin - Rédacteur Durable 3 Commentaires - Abus
Le "Brigitte Bardot chinois" s’appelle Chang Jiwen. Professeur de droit à l’Académie chinoise des sciences sociales, il se bat bec et griffes pour la cause animale. La Chine compte 11 milliards d’animaux domestiques, et bon nombre d’entre eux ne sont pas aussi bichonnés que les chiens et les chats d’ici. Le spécialiste en droit met sa robe d’avocat et donne la parole à ceux qui ne la possèdent pas : les animaux.

Les animaux chinois ont le droit d’être traités sans violence. Si cette phrase ne va pas de soi, c’est qu’en Chine les chiens et les chats sont parfois victimes de la gourmandise de leurs maîtres et les animaux d’élevage mal traités. Chang Jiwen, le "Bardot chinois", demande à ce qu’ils soient juridiquement traités avec respect. Ce combat répond à des problèmes très pragmatiques pour Monsieur Jiweng. Economiquement, la Chine exporte peu de viande (742.000 tonnes) par rapport à sa production (72,69 millions de tonnes – 30 % du total mondial). Officiellement, la cause annoncée par l’étranger est que l’Empire du Milieu ne respecte pas le bien-être des animaux pendant l’élevage et l’abattage. Même si cette raison est qualifiée d’hypocrite par bon nombre d’éleveurs, effacer tout soupçon serait une victoire pour le ministère de l’Agriculture et obligerait les autres pays à trouver de nouvelles raisons pour ne pas importer de produits chinois.
La santé des citoyens est aussi mise en avant par Chang Jiweng, car manger des chiens et des chats (pas toujours bien portants) peut rendre les clients malades et c’est une nouvelle fois des coûts en plus pour le gouvernement.
Internet a considérablement accéléré la question du bien-être de l’animal au sein de la société chinoise. Chang Jiwen raconte ainsi qu’ "il y a un an, une vidéo circulait sur Internet montrant une femme en train d’enfoncer les talons aiguilles de ses chaussures sur le corps de son chat. Vingt jours plus tard, elle perdait son travail dans l’hôpital ou elle exerçait comme infirmière, résultat d’une vaste campagne des internautes ." Les particuliers qui torturent ainsi leur animal sont rapidement montré du doigt et les municipalités qui abattent les chiens des rues (à Hanzhong, 30.000 chiens ont été tués) risquent gros par la force du web.
Pour le moment, aucune loi interdit de tuer ou torturer les animaux en Chine, hormis les espèces protégées. Monsieur Jiweng a donc soumis une loi en septembre qui doit passée par le conseil d’Etat puis l’Assemblée. Le gouvernement devrait être intéressé vu les arguments économiques qu’il a mis en avant et les amendes proposées (jusqu’à 600 euros) pour lutter contre la cruauté, l’élevage de chiens et de chats à des fins alimentaires et leur vente dans les restaurants.
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les asiatiques, en général ont la réputation d'être cruels envers les animaux, et ne les respectent pas, les considérant comme une marchandise monnayable. Il est largement temps que quelqu'un défende la cause animale en Chine. Bravo à ce Monsieur Chang Jiwen,qui je l'espère sera écouté et suivi par la population.
Bravo à cet homme
lol
IL faut que les animaus soient respecter tel qu'un humain.