Un Carburant Écologique à base d'Algues ! Et si après
- Une révolution énergétique !
Le laboratoire « Physiologie et Biotechnologie » de l’Ifremer de Nantes est impliqué dans une collaboration nationale coordonnée par l’INRIA dans la production d’un biocarburant appelé biodiesel ou bio-pétrole, à partir du phytoplancton, une algue microscopique : une révolution dans le domaine de l’énergie !
Véritable « pétrole vert », les algues peuvent doubler leur population chaque jour. On peut les cultiver massivement dans de grands bassins en plein air ou dans des bioréacteurs. Le but est d’extraire de ces algues, mesurant de 2 à 40 millièmes de millimètres, une huile pouvant représenter jusqu’à 80 % de leur matière sèche, après absorption du CO2 qui les entoure par la photosynthèse. En effet, le phytoplancton se nourrit d’eau et de CO2 ! Les bioréacteurs servent à accélérer le processus naturel de production d’huile par ces algues en y introduisant plus de CO2 que dans l’atmosphère, ce qui augmente le rendement de la photosynthèse.
- Une commercialisation d’ici 10 ans ?
Une triple efficacité donc : le carburant d’algues pourrait remplacer le pétrole, serait facilement cultivable et réduirait le taux de CO2 qui les entoure ! Le prix du pétrole d’algue n’est actuellement pas aussi compétitif que ses concurrents, mais l’épuisement des réserves de pétrole devrait supprimer cet écart. Les scientifiques de l’Ifremer tentent de trouver l’algue parfaite à travers le projet Shamash, et espèrent avoir des réponses positives d’ici 2013, pour une commercialisation du biodiesel à la pompe dans 10 ans.
Quoi qu’il en soit, les algues ont un atout majeur par rapport aux biocarburants traditionnels. Qu’on en juge par les chiffres : 1 hectare d’algues permet de produire 25 000 litres de carburant, contre 1 500 pour le colza et 900 pour le tournesol !
- Des entreprises convaincues
A l’heure actuelle, 60 sociétés travaillent aussi sur les micro-algues, dont Biofuel et Bioking, entreprises espagnole et néerlandaise, et sont convaincus du fonctionnement de cet or vert. Des grands groupes, quant à eux, s’y intéressent de près. C’est le cas de Shell ou Boeing, ce dernier ayant déjà commencé une collaboration avec Virgin Fuels et General Electrics afin de trouver, les premiers, les secrets de fabrication de ce carburant du fond des mers, pour en équiper ses avions du bout du ciel.
A l’heure de la mise en place d’une
Pour en savoir plus : - le projet Shamash
- le laboratoire de l’ Ifremer
Florian et Maxime pour Durable.com
pardon pour l'autre post, là c intéressant.
vous oublié de précisé que l'on dépense des fortunes pour développé les technologies de captation du CO2 sans vraiment savoir ce que l'on va en faire
bravo bravo bravo
si j'ai bien compris les centrales électriques pourront tourner en circuit fermé
il faut des ultimatums pour faire progresser la science et ses applications
si j'ai bien compris, en croissant, le CO2 est capturé par l'algue qui, une fois "transformée" en carburant, rejette en brûlant ce même CO2 dans l'atmosphère... Vite ! Il est plus que temps. Cela semble être un cercle presque parfait....Si cette technologie fonctionne, ne pas l'utiliser relève du crime contre l'humanité......
Trouver des sources de carburant alternatifs c'est bien, mais réduire sa consommation d'énergie c'est mieux. L'épuisement progressif des sources de combustible conventionnel nous force à être créatif au niveau de notre approvisionnement. Mais un jours ou l'autre nous devront faire face à la réalité et changer nos habitudes. Je vous invite à commencer maintenant.
Quelle catastrophe!!!
Aprés avoir affam le monde par les carburants bios terrestres exemple actuel du GUATEMALA qui meurt de faim à cause de la mono culture biocarburant qui occupe la moitié du territoire comme dans bien des pays d'amérique du sud, voila que l'on s'attaque aux océans.
Méfions nous des choses bios en apparence très alléchantes pour l'imaginaire, mais qui provoquent des cataclismes écologiques bien plus graves que l'exploitation des gisement de pétrole.
Je peux comprendre les arguments avancés dans cet article, j'ai moi même adhéré étant plus jeunes à ces solutions écologiques en aparence, j'ai tout de même réfléchit et analysé les critiques. C'est maintenant à vous de vous faire une opinion objective. Réduire le CO2 commencer par réglerles déplacements professionels inutiles. Les gens se déplacent de la banlieu vers la cité et à l'inverse de la cité vers la banlieu et cela tous les jours dans des embouteillages monstres avec des voitures à l'arrêt moteur tournant. ne peut-on recentrer certains pôles d'activités proche du domicile des transumants quotidiens?
ça aussi c'est de l'écologie
bien être des gens et de l'économie de carburant etc...
Réponse à Rédaction Durable: en quelques clics j'ai trouvé quantité de photos de microalgues (avec parfois montant des droits d'auteur). Je suppose que ce sont les chlorophycées (chlamydomonas - plus de 80 espèces -) et autres volvox qui sont visées par le projet (mais là il suffit de se renseigner). Pour le plaisir des yeux, je vous recommande un petit tour du côté des diatomées, si belles qu'elles ont inspiré des artistes dès leur découverte au XIXème siècle.
Finette, les photos que nous publions sont achetées à des banques d'images pour des questions de droits d'auteur, et nous n'avons pas trouvé d'image de micro-algue sur ces sources-là. Nous avons donc essayé, comme toujours, de vous offrir une image qui se veut belle et représentative de l'article, même si ce n'est pas toujours facile...
CharTAIN, cet article était programmé depuis longtemps, c'est donc un vrai hasard si un reportage est passé hier soir sur le même sujet, et nous nous félicitons d'être aussi proche de l'actu ^^. Vous avez raison pour l'élaboration d'un article plus poussé. Les micro-algues feront sûrement l'objet d'un dossier complet, "précis, pointu et plus professionnel" ! Merci à tous pour vos commentaires !
Probablement par le plus grand des hasards, j'ai suivi hier soir sur une chaine télévisuelle, un reportage portant exactement sur le même sujet : l'or vert que constitue les algues et étonnamment d'autres exemples de réalisation phares étaient citées (qui n'apparaissent pas dans votre article) notamment un industriel français installé en Espagne qui prétendait être le découvreur de cette technologie (ayant déposé les brevets)et vendait à ce titre des usines clefs en mains à des brésiliens et autres acheteurs des pays du golfe persique (et il n(était pas question des exemples que vous citez) ;
Bref, on a le sentiment à la lecture de ce petit article, après avoir vu le reportage que vous ne traitez pas les uns et les autres du même sujet ???
Le sujet mériterait une approche plus précise, plus pointue, plus professionnelle, tant la question est d'importance et va très vite devenir d'actualité, si elle ne l'est pas déjà.
Je suis content de voir cet article.
En effet, j'avais entendu vu ça à la télé, et j'avais vraiment beaucoup aimé, car en opposition au bioethanol par exemple, il ne met pas en compétition le caruburant avec la nourriture ( on sait ce que ça a donné sur le cours du maïs ).
En plus c'est cultivable dans des grands bassins ou réacteurs, pas besoind e puiser dans le naturel !
Allez y, travaillez bien et plus vie svp !
Peace++
Pourquoi ne pas proposer une image de microalgue? Cela aurait permis d'en montrer l'extraordinaire beauté et d'en expliquer le fonctionnement (capture d'énergie solaire, stockage de C02 - attention, il s'agit du C02 dissous dans l'eau!- et libération d'oxygène: les microalgues fournissent 90% au moins de l'oxygène de notre armosphère). L'image proposée peut faire croire au prélèvement d'une richesse naturelle in situ pouvant entraîner un déséquilibre de plus... Erreur: les microalgues ne sont pas au fond des mers mais se situent tout près de la surface (photosynthèse). Ce qui est clair en revanche c'est l'appétit de profit suscité par le projet...
Quant à la voiture électrique, c'est évidemment LA solution à condition qu'elle marche à l'énergie solaire et non nucléaire...Restera à régler le problème du recyclage du véhicule.