Le satellite Envisat nous offre par ce cliché le « Rio de la Plata », gigantesque estuaire ouvert sur l’océan Atlantique. L’embouchure, située à proximité de Buenos Aires, avoisine les 300 km. Elle est fait également le lien entre l’Argentine et l’Uruguay.

- Des tâches grises pour deux grandes capitales
La vaste tâche grise que vous pouvez apercevoir sur la rive australe du Rio de la Plata est bien la capitale de l’Argentine, Buenos Aires, abritant plus de 12 millions d’habitants. Tandis que la seconde petite zone grisée, plus à l’Est, marque la capitale provinciale de la Plata.
Egalement visible, sous forme de tache grise au Nord de l’embouchure du Rio de la Plata, il s’agit de Montevideo, la capitale uruguayenne. Cette ville compte 1,3 million d’habitants, équivalant à près de la moitié de la population du pays.
« Rio de la Plata » signifiant « rivière d’argent » en espagnol. Le fleuve évoque les trésors présumés que l’on peut découvrir à sa source et non pas sa couleur qui est plutôt sombre. Chaque année, près de 60 millions de m3 de sédiment sont drainés par le bassin fluvial. Des tourbillons évidents sont apparents à l’endroit où les eaux troubles du fleuve s’entremêlent avec les eaux limpides de l’océan.
- Une rencontre pour deux grands fleuves
En effet, cet estuaire est constitué de deux fleuves perceptibles tous les deux sur l’image. D’une part, le Rio Parana, qui ondule dans une zone marécageuse et atteint le Rio de la Plata par la gauche. D’autre part, le Rio Uruguay, un peu moins visible (partant du haut de l’image), se répand du Nord vers le Sud en rejoignant l’estuaire.
A la rencontre des deux fleuves, le Rio de la Plata est large de près de 50 kilomètres et s’allonge sur plus de 200 kilomètres avant de se jeter dans l’océan Atlantique.
Nous devons cette image à la caméra Meris (Medium Resolution Imaging Spectrometer) du satellite Envisat, capturé le 5 avril 2009 en mode « pleine résolution » qui permet de discerner au sol des détails pas plus grands que 300 m.
Jean-Luc Goudet
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