Le dispositif fait de plus en plus polémique aux seins des différents partis politiques. Certains veulent la suspendre et d’autre souhaitent carrément y mettre fin. Le bouclier fiscal divise l’UMP. Après la taxe carbone c’est maintenant au bouclier fiscal d’être la victime des régionales.

Didier Migaud président de la cour des comptes aux cotés du Président de la République Nicolas Sarkozy
- Le phénomène contre le bouclier fiscal s’étend
Cette mesure qui vise à plafonner le taux d’imposition global des contribuables est au cœur de la polémique des différents partis politiques. Toute la gauche était hostile au bouclier fiscal, puis une partie des centristes et maintenant c'est au sein meme du parti présidentiel que le phénomène s'étend.
- Alain Juppé relance le sujet
Depuis lundi, le bouclier fiscal est remis en cause suite à la réunion à huit clos des députés et sénateurs à la maison de la chimie à Paris. Mais c’est surtout l’intervention d’Alain Juppé hier sur France Info qui sème le trouble. « On voit bien qu’aujourd’hui il y a une petite minorité de très riches qui ne cesse de s’enrichir, moi ca ne me choquerait pas qu’on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent de la crise ».
- Une mesure à produire des inégalités.
Gille Carrez, rapporteur général du budget de l’assemblée et Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, sont totalement hostiles à cette mesure. Ils soulignent notamment l’iniquité d’un bouclier qui prend en compte non pas les revenus réels des contribuables, mais leurs revenus minorés. La polémique ne cesse d’enfler et le bouclier de se fissurer.