Les voitures électriques ont le vent en poupe. La raréfaction du pétrole et l'urgence climatique poussent les constructeurs automobiles à investir dans ces nouveaux véhicules plus écologiques. Mais qu'en est-il de leurs batteries ? Yannick Vicaire, chargé de mission Transport Climat pour l'association Agir Pour l'Environnement, nous éclaire sur le sujet.
- Durable.com : Bonjour Yannick, que peut-on dire aujourd'hui des batteries utilisées pour les véhicules électriques ?
Les véhicules électriques sont une solution apparament séduisante : ils n'émettent pas de pollution directe en ville et sont silencieux. Mais le gros problème reste aujourd'hui les batteries. Elles coûtent très cher, 10 000 $ en moyenne, et doivent être rechargées pendant plusieurs heures après avoir roulé seulement 100 ou 200 km. En plus, les batteries sont le plus souvent très lourdes et nécessitent de nombreuses précautions car elles peuvent être inflammables et explosives.
- Durable.com : Quel est l'impact de ces batteries sur l'environnement ?
Le problème est le même qu'avec toutes les piles et batteries qui existent déjà. Si le bilan est positif durant leur durée de vie, c'est loin d'être le cas avant et après. En effet, les batteries sont à base de plomb, de nickel ou de lithium. Issus d' extractions minières (filière la plus problématique d'un point de vue environnemental, sanitaire et social), ces matériaux, polluants toxiques à l'extraction, le sont aussi lors de l'élimination.
Car même si elles partent au recyclage, il faut savoir qu' on ne recycle jamais rien à 100%. Les déchets inutiles doivent donc être entreposés et enfouis en zone soi disant sécurisée. C'est d'ailleurs l'un des plus gros scandales de ces dernières années : Métaleurop, entreprise de recyclage des batteries au plombs, a dû mettre la clé sous la porte après avoir relargué d'énormes quantités de plomb dans l'atmosphère et contaminé la population alentour.
- Durable.com : Vous pensez donc qu'on s'emballe un peu vite sur les véhicules électriques ?
Il reste intéressant de développer les transports en commun électriques comme les bus, tramway, et trains. En effet ils sont silencieux, ne polluent pas lors de leur utilisation et profitent à un très grand nombre de personnes. Mais en ce qui concerne les voitures électriques, elles sont un rêve qui ne répond pas aux attentes : réduire réellement les émissions de CO2.
En France, l'engouement pour la voiture électrique est lié au développement du parc nucléaire. Pourtant les centrales nucléaires sont peu flexibles. Pour faire face aux pointes de chargement, nous serons obligés de construire de nouvelles centrales thermiques classiques comme le charbon ou d' importer de l'énergie. D'ailleurs, c'est déjà le cas cet hiver avec le chauffage électrique. Par conséquent, le bilan carbone ne sera pas significativement amélioré.
Les voitures électriques n'ont donc aucune chance d'aider à réduire suffisamment les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020. Ce qui va être plus intéressant, c'est les véhicules hybrides. Ils ont un bien meilleur bilan carbone que la voiture électrique. Leurs moteurs, qui utilisent du carburant et de l' électricité, produisent leur propre électricité et ont une consommation réduite de carburant. Mais forcément, ils seront réservés aux personnes ayant un budget conséquent...
Pour aller plus loin : retrouvez notre dossier complet sur la voiture électrique.


Très intéressant !
les réponses de yannick sont un peu trop courtes.
si vous lisez la revue "ENERGIE ET DEV.DURABLE" hors-série
de nov-déc 2009, vous y trouverez beaucoup d'info sur les tarifs achats ou locations , voiture ou batteries, de tous pays, tous modèles.
La voiture électrique permet déjà de récuperer l'énergie de freinage en rechargeant la batterie.De plus avec des panneaux solaire implantés sur la voiture il est possible durant la journée de recharger la batterie. Donc ce n'est qu'un complément de charge qu'il faudra prévoir à partir du réseau électrique
La voiture électrique permet déjà de récuperer l'énergie de freinage en rechargeant la batterie.De plus avec des panneaux solaire implantés sur la voiture il est possible durant la journée de recharger la batterie. Donc ce n'est qu'un complément de charge qu'il faudra prévoir à partir du réseau électrique
elle arrivera bien un jour, avec de meilleurs performances.
il serait peut-être bien d'en limiter les quantitées aujourd'huit,et surveiller leur integration pour ne pas arriver demain au tout petrole
que nous subissons depuis des dizaines d'années.non?
Sans revenir à l'âge de pierre, peut-être est-il intéressant de se rendre compte des limites des technologies que les constructeurs nous présentent comme "écologiques".
Totalement incohérent cet article.
De toute façon, les écolos sont jamais contents, à les écouter, il faudrait revenir à l'âge de pierre. Qu'il le fasse eux-même avant d'imposer n'importe quoi aux autres.
La voiture électrique, quelle mauvaise idée !
Pour les batteries, des toxiques à extraire, à traiter, à transporter. Puis en fin de vie, des déchets toxiques à transporter, à traiter et à stocker.
Pour moi les batteries sont néfastes à l'environnement.
Leur charge électrique est aussi une pollution : Si en France l'électricité est d'origine essentiellement nucléaire, elle est aussi déjà en partie produite par des centrales thermiques.
Combien de centrales en plus pour nos voitures électriques ?
J'entendais dans un journal de France 2 que la voiture électrique "produirait" en France 20 gr de CO2.
Hors de France, l'électricité est souvent essentiellement issue de sources d'énergie carbonées. Le même JT annonçait plus de 150 gr de CO2 pour les voitures chargées à l'électricité en Chine (beaucoup de centrales charbon).
Cet engouement pour la voiture électrique me paraît absurde !