Le Secteur du Bâtiment, c’est plus de 120 millions de tonnes de CO2 émises chaque année, soit 23 % des émissions nationales et 32,7 millions de tonnes de carbone, derrière le champion de la pollution, les transports, et devant l’industrie. Une demi-tonne de carbone est émise tous les ans par chacun d’entre nous…
Le Bâtiment : Pollueur de Talent
Le Grenelle de l’Environnement a pour objectif de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. Dans cette optique, le bâtiment est évidemment une des pistes de travail prioritaire dans la quête de la meilleure efficacité énergétique. En termes de consommation d’énergie, le secteur des « bâtiments résidentiels et tertiaires » représente à lui seul 46 % de l’énergie consommée en France avec 70 millions de tonnes d’équivalent pétrole, contre 28 % pour l’industrie et 24 % pour les transports. Chacun de nous consomme annuellement 1,1 million de tonnes d’équivalent pétrole entre notre habitat et notre lieu de travail !
Faire du Neuf et Rénover le Vieux
Premier consommateur, deuxième pollueur, le bâtiment a une marge de progression gigantesque ! Les bâtiments les plus visés sont ceux construits avant 1975, date de la première réglementation thermique : ce sont 20 millions de logements mal isolés et au chauffage peu performant, sur un parc national de 30 millions d’appartements et maisons (soit 814 millions de m2 de bâtiments tertiaires chauffés), qu’il faut rénover. En effet, d’après le collectif « Isolons la Terre contre le CO2 », les constructions neuves ont permis « des déperditions d’énergie divisées par 4 grâce aux réglementations successives » mais « le secteur ancien continue lui à consommer massivement de l’énergie et émettre du CO2 ». Les 300 000 bâtiments neufs construits chaque année ne pouvant combler seuls ces pertes, la rénovation est la voie vers laquelle les efforts doivent être menés. La consommation de chauffage des bâtiments résidentiels est estimée à moins de 100 kWh/m2/an pour les bâtiments neufs contre 328 kWh pour les constructions datant d’avant 1975.
Au Niveau de la Loi et des Labels
La Loi Energie de 2005 veut que les constructions neuves en 2020 émettent 40 % de CO2 en moins qu’en 2000 et a pour objectif de diviser par 4 la consommation énergétique du secteur du bâtiment à l’horizon 2050. Des labels existent comme le HPE et le THPE (Haute et Très Haute Performance Energétique), le label Effinergie pour les logements qui consomment moins de 50kWh/m2/an et le DPE : depuis le 1er novembre 2006, un DPE (Diagnostic de Performance Energétique) doit être effectué lors de la vente d’un bien immobilier. Celui-ci est alors classé sur un des 7 échelons suivant sa consommation d’énergie et son taux d’émission de CO2. La rénovation globale d’un bien immobilier est estimée entre 15 et 25 000 € mais la facture d’énergie peut ensuite diminuer jusqu’à 80 % et des crédits d’impôts sont mis en place. En savoir plus sur le DPE.
Secteur propice à l’accueil des énergies renouvelables, le Bâtiment est l’un des premiers enjeux de la Loi Énergie et du Grenelle de l’Environnement. Et vous, avez-vous effectué des démarches de rénovation de votre habitat ? Avez-vous eu des difficultés administratives ou financières ?
Florian pour Durable.com
Sources :
- Ademe, Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie
- Isolons la Terre contre le CO2, collectif d’industriels du bâtiment
Pour rire un peu, visionnez ce petit film signé Greenpeace :
Effectivement, grossière erreur. Merci bien !
le label effinergie n'est pas pour les maisons en bois, c'est une erreur grossière. C'est pour labellisé les maisons qui consomme moins de 50kw/m2 par an, c'est bien mieux que hqe !