Areva : exploitation d’un gisement d’uranium en Namibie

 

 

Le groupe industriel français, spécialiste de l’énergie nucléaire et du transport électrique, a démarré l’exploitation d’un gisement d’ uranium en Namibie. La technique utilisée par le groupe tricolore, présent dans 43 pays, fait polémique, car très gourmande en eau, alors que la région souffre de la sécheresse.

 

 

                                               L'usine de dessalement de l'eau de mer

 


L' usine de dessalement d'eau de mer construite (Wlotzkasbaken - Namibie) par le géant nucléaire Areva permettant d'utiliser la technique de "lixiviation en tas" destiné à la mine d'uranium. (crédits : AFP)

 


  • Une menace pour l’approvisionnement en eau ?

 


Le gisement à ciel ouvert de Trekkopje, long de 14 km sur 4 km de largeur, va porter la Namibie au 5e rang mondial des producteurs d'uranium derrière le Canada, le Kazakhstan, le Niger et l'Australie. Mais dans la région d'Erongo, frappée par la sécheresse, l'extraction et le traitement du minerai d'uranium fait peser une lourde menace sur l'approvisionnement en eau. La technique utilisée est celle de la « lixiviation en tas ». Elle nécessite une grande consommation d’eau. La situation est donc contradictoire pour la Namibie qui, malgré le manque d’eau, refuse désormais de se priver d’une manne certaine issue de l’exploitation d’uranium. L’information est dévoilée par Le Monde.fr.

 

  • Objectif d’Areva : 30% du marché mondial de l’uranium en 2020

 


En 2009, Areva est devenu le premier producteur mondial d'uranium. Pourtant il y a 10 ans, personne n’aurait misé sur cette activité. Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Aréva n’est pas du même avis : « la mine est redevenue une activité rentable ». Mais c’est en 2007 que les dirigeants décident d'adopter une stratégie plus offensive pour diversifier l'approvisionnement. « Aucun de nos grands concurrents, comme l'anglo-australien Rio Tinto ou le canadien Cameco, ne dispose d'un portefeuille aussi diversifié que le nôtre », se félicite Mme Lauvergeon. L’objectif visé est d’atteindre 30% du marché de l’uranium en 2020.

Publié par Sitan KOITA
le mardi 20 Avril 2010

 



 
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jeudi 22 Avril 2010 à 16:23 Par Rose Hamont
 

@Miss Progress. Je suis d'accord avec vous. Le bilan carbone et énergétique de ces industries est catastrophique. Sans compter les déchets nucléaires qui polluent parfois plusieurs millions d'années, selon leur degré de toxicité, et qui sont enfoui sous terre ou en mer...

jeudi 22 Avril 2010 à 11:30 Par Miss Progress
 

Je vous laisse apprécier le paradoxe :
Areva va extraire de l'Uranium -très faiblement présent dans des roches (120 g /Tonne) - en utilisant de l'eau de mer dessalée produite par une usine qui fonctionnera au fuel ou au charbon !
Le Nucléaire...une énergie propre ?

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