Le 20 juillet 2010, les résultats de l’étude Caprisa sur le gel microbicide pouvant réduire les risques d'infection au VIH chez les femmes ont été annoncés lors de la conférence internationale du sida à Vienne. Une annonce très attendue par les experts, qui survient dix jours après que des chercheurs américains ont fait renaître un espoir concernant un potentiel vaccin anti-sida.

(Crédits : AFP)
- Réduire de moitié le risque d’infection
Le gel microbicide contient de l'antirétroviral tenofovir, qui peut réduire de moitié le risque d’infection au VIH. Il aura fallu trois ans et des tests sur plus de 800 femmes en Afrique pour permettre de rendre cette étude réalisable. Le rapport a été rendu public lors de la 18ème conférence internationale du sida à Vienne. Les résultats de l’étude ont été accueillis sous les applaudissements des experts, associations et malades du sida lors d’une séance plénière.
- Mode d’administration
L’étude a été réalisée avec un mode d’administration vaginal, mais il semblerait que le microbicide puisse être aussi appliqué au niveau du rectum. Selon l’étude, le gel, convenablement utilisé, réduit de 54% les risques de contamination. Pour ce faire, il doit être utilisé dans les 12 heures précédant le rapport sexuel ainsi que 12 heures après. Chez les femmes qui ont strictement suivi les consignes, soit la moitié d’entre elles, le taux d'infection a été inférieur de moitié à ce qu'il était chez celles utilisant un placebo.
- Après 20 ans de recherche, les premiers résultats
Vingt ans après les premières recherches sur le gel microbicide, ce sont les premiers résultats positifs. Dans le meilleur des cas, les tests révélaient une absence de protection et dans le pire, une surcontamination accompagnée de produits toxiques pour la muqueuse vaginale. Pour le moment, ces résultats font renaître un nouvel espoir bien que l’ampleur des tests ait été limitée.