Le maire de la ville du Cap saisit la justice contre les hordes de babouins. Finie l’attraction touristique dans le sud-ouest de l’Afrique du Sud. Les babouins Chacma de la péninsule du Cap, d’habitude inoffensifs, posent désormais problème. Ces primates sont mis en cause dans une série d’attaques régulières contre les voitures et les maisons sur les sites touristiques. Alors Dan Plato, le maire de la métropole sud-africaine, est bien décidé à financer une véritable politique de gestion de ces groupes de babouins via une procédure en justice.

Afrique du Sud le 1er avril 2010, babouins sur le toit d'une maison à la périphérie de la Ville du Cap(crédits photos : AFP / Gianluigi Guercia).
La justice pour réponse aux hordes de babouins au Cap
En Afrique du Sud, l’insécurité prend parfois des formes surprenantes. C’est dans une sorte de dernier recours que le maire de la ville du Cap compte bien utiliser les grands moyens pour faire cesser les attaques incontrôlées des babouins. Une procédure en justice pour contraindre le gouvernement provincial de financer un programme de gestion des babouins. « Ils l'ont refusé, ne nous laissant comme seule option que d'aller en justice et demander un jugement au tribunal », a déclaré le maire Dan Plato (AFP). Le plan se résumerait en un pourcentage d'argent des droits d'entrée payés sur les principaux sites touristiques pour l'aider à mieux gérer ces animaux un peu trop turbulents. Car voilà maintenant que ces babouins n’hésitent plus à montrer leurs canines pour s’approprier un peu de nourriture.
« Ne donnez pas à manger aux babouins » !
Les babouins persona non grata dans la ville du Cap. Ils se déplacent en bandes et organisent des raids contre les voitures et les maisons des sites touristiques de la métropole sud-africaine. Les babouins Chacma de la péninsule du Cap ont fini par s’habituer à la présence humaine. Au point de devenir une véritable attraction dans la région. Le problème est qu’ils deviennent de plus en plus agressifs. Attirés par la nourriture, ces grands singes n’hésitent plus à s’introduire chez les particuliers, ouvrir les portières des voitures, squatter les lieux de pique-nique des touristes. Pour Dan Plato, développer la surveillance humaine via des médiateurs s’avère un bon moyen pour éloigner les groupes de babouins de la métropole.
Soucieuse de l’ampleur des attaques, la ville du Cap avait déjà accordé en 2009 la modique somme de 4,4 millions de rands (474 000 euros) pour le programme des médiateurs.
- Dans la catégorie des " indésirables ", retrouvez notre article L'invasion des serpents géants en Floride
Vous avez des idées pour l'info durable du jour ?
Envoyez vos propositions à christophe@durable.com
Tout à fait d'accord avec Chuchen!
bonjour, les africains n'ont qu'à faire comme en inde où l'information est passer de ne pas nourrir les singes et où certains gardes sont armés de bâtons pour mettre en chasse les singes devenus indésirables sur les sites touristiques.
Des babouins en justice, la solution serait peut être de s'occuper d'eux en leur apportant de la nourriture en dehors des villes et des lieux touristiques
Réaction normale de la part des bavouins qui voient leur territoire se réduire, et donc, leur nourriture ! Bien triste pour eux d'être victime des humains qui j'imagine ne vont leur réserver un sort bien tendre et juste...